Quand on s’engage dans un parcours de libération d’une dépendance [qu’il s’agisse du tabac, de l’excès de sucre ou d’alcool, ou encore de notre rapport aux écrans] … on se rend vite compte que l’optimisme est bien plus qu’une simple attitude : c’est une ressource précieuse, un allié de chaque instant.
Loin d’être une vision naïve ou déconnectée de la réalité, il constitue au contraire le moteur de notre réussite. C’est précisément lui qui vient nourrir notre motivation et notre persévérance, surtout lorsque le doute s’installe.
Certes, l’optimisme n’est pas inné chez tout le monde, et les épreuves de la vie viennent parfois l’essouffler. C’est tout à fait naturel. Mais la bonne nouvelle, c’est que cette posture mentale n’est pas figée. Je reste convaincue que cette force habite notre puits intérieur et qu’elle ne demande qu’à être cultivée. Elle s’apprend et se vit au quotidien, à travers l’attention, la vigilance et la concentration que nous lui accordons.
Le philosophe Bertrand Vergely dit quelque chose de très inspirant lorsqu’il parle de l’émerveillement, et j’aime profondément appliquer ses mots à l’optimisme :
« Il faut arrêter le désabusement, ce plaisir de dénigrer. C’est un combat spirituel contre les forces de tristesse. Cela paraît peu, mais cette capacité de discernement permet d’éviter l’emballement de l’intelligence maline et la manipulation du désespoir. »
C’est tellement vrai pour le sevrage !
Choisir l’optimisme, c’est mener ce combat contre les forces de tristesse et refuser de se laisser manipuler par ce désespoir qui cherche à nous faire croire que nous n’y arriverons pas.
Pour mener ce cheminement et entretenir cet élan chaque jour, nous pouvons nous appuyer sur des pratiques très simples, qui transforment peu à peu notre quotidien :
• La gratitude et la visualisation positive, pour réapprendre à savourer les instants présents et se projeter avec joie dans une vie libérée.
• La reformulation des pensées négatives, afin de stopper net ce réflexe de se dévaloriser, et transformer ainsi les obstacles en étapes.
• La fréquentation d’environnements et de personnes inspirantes, car s’entourer de bienveillance et d’énergies positives nous aide à rester vigilants et à nourrir notre esprit.
S’il y a un premier pas à faire, le plus accessible et le plus efficace, c’est d’entraîner notre esprit à repérer les aspects positifs de nos journées.
En prenant le temps de poser notre attention sur chaque petite victoire, même infime, on développe ce discernement qui court-circuite le découragement. C’est ainsi que l’on rallume ce moteur intérieur qui nous conduit, pas après pas, vers une vie toute nouvelle.

